Tarifs

Tarif d’injection : combien rapporte le surplus de vos panneaux ?

Quand vos panneaux produisent plus que vous ne consommez, le surplus part sur le réseau — et il vous est payé. Mais combien, exactement ? Et pourquoi ce prix change tout dans votre stratégie ?

L’essentiel en bref

  • Pas de tarif réglementé : moyenne marché 2026 ≈ 4 c€/kWh (2 à 8 c€ selon l’offre).
  • Un kWh injecté rapporte ~9× moins qu’un kWh autoconsommé n’économise.
  • Conclusion : on cherche d’abord à consommer son surplus, pas à le vendre.

Depuis la disparition du compteur qui tourne à l’envers pour les nouvelles installations, le surplus que vous n’utilisez pas n’est plus « troqué » contre de l’électricité : il vous est racheté par votre fournisseur. À quel prix, et avec quelles conséquences ?

Le tarif d’injection, c’est quoi ?

C’est le prix, en centimes par kWh, auquel votre fournisseur vous paie l’électricité que vous injectez sur le réseau (votre surplus de production). Concrètement : vos panneaux produisent à midi plus que la maison ne consomme, l’excédent part sur le réseau, et il est comptabilisé par votre compteur double flux.

Important

Ce prix de revente (injection) n’a rien à voir avec le prix d’achat de votre électricité. Vous achetez à ~35 c€/kWh et revendez à ~4 c€/kWh. L’écart est le cœur du sujet.

Combien en 2026 ?

Il n’y a aucun tarif réglementé en Belgique : chaque fournisseur fixe le sien, et il varie selon le type de contrat.

Type d’offreTarif d’injection indicatif
Tarif fixe~3 à 5 c€/kWh
Tarif variable / indexé~4 à 8 c€/kWh (suit le marché)
Tarif horaire / dynamique0 à 10+ c€/kWh selon l’heure

Pour un calcul prudent, on retient une moyenne de ~4 c€/kWh. C’est la valeur utilisée par l’estimateur MonSolaire.

La conséquence stratégique : autoconsommer

Faisons parler les chiffres. Un kWh :

  • autoconsommé vous fait économiser ~35 c€ (vous ne l’achetez pas) ;
  • injecté vous rapporte ~4 c€.

Soit un rapport de près de 9 contre 1. Toute la stratégie solaire moderne en découle : on dimensionne au plus près de sa consommation, on déplace ses usages en journée, et l’on envisage éventuellement une batterie — bref, on maximise l’autoconsommation plutôt que de compter sur la revente.

Bien choisir son contrat d’injection

  • Comparez le tarif d’injection des fournisseurs : à production égale, l’écart annuel n’est pas négligeable.
  • Regardez le couple achat + injection : un bon tarif d’injection avec un prix d’achat élevé n’est pas forcément gagnant.
  • Les offres dynamiques récompensent ceux qui pilotent leurs usages (et leur éventuelle batterie) selon les prix.

Le surplus reste un bonus, pas le moteur de la rentabilité : celui-ci se trouve dans l’autoconsommation et dans un bon dimensionnement.

Questions fréquentes

Quel est le tarif d’injection en Belgique en 2026 ?

Il n’existe pas de tarif réglementé : chaque fournisseur fixe le sien. La moyenne du marché 2026 tourne autour de 4 c€/kWh, dans une fourchette d’environ 2 à 8 c€/kWh selon le contrat (fixe ou variable, horaire ou non).

Pourquoi le surplus est-il si peu payé ?

Parce que l’électricité injectée à midi, quand tout le monde produit, vaut peu sur le marché. C’est l’inverse de l’électricité que vous achetez le soir. D’où l’intérêt d’autoconsommer plutôt que d’injecter.

Faut-il un contrat d’injection ?

Oui, pour être payé de votre surplus, vous signez un contrat d’injection avec un fournisseur (souvent le vôtre). Sans contrat, vous injectez sans être rémunéré. Comparez les offres : le tarif varie sensiblement.